La loi sur le jeu en ligne débattue à l’Assemblée nationale
Dernièrement, les débats à l’Assemblée nationale ont été très animés puisqu’ils ont porté sur la libéralisation du marché français du jeu d’argent en ligne, prévue pour le milieu de l’année 2010. La gauche a fortement critiqué les choix du gouvernement pour cette légalisation du poker en ligne, des paris sportifs et des courses hippiques. Elle ne désire pas que cette mesure passe et parle de cadeau fait aux amis du Fouquet’s. Il faut rappeler que ce restaurant parisien est la propriété du groupe Barrière et que son président est un ami intime de Nicolas Sarkozy.
Des débats acharnés
Les députés de l’Assemblée nationale vont devoir se prononcer pour ou contre la mise en place de ce projet de loi sur le jeu d’argent en ligne. Ce dernier met fin au monopole de la Française des Jeux (FdJ) et du PMU sur le secteur. Pour la droit, la mesure est obligatoire et imposée par la Commission Européenne. La gauche rétorque que le Portugal a réussi à obtenir de la Cour de Justice Européenne que Bwin ne puisse pas faire de publicité dans le pays. Ainsi, elle a donné raison à l’équivalent de la FdJ la Santa Casa da Misericordia de Lisboa. La gauche dénonce donc une mesure prise pour faire plaisir aux amis du gouvernement comme Arthur, Patrick Le Lay, Lagardère, Bolloré, Stéphane Courbit… Les débats entre les membres du gouvernement et l’opposition devraient être longs et émanés de bons mots pour trancher sur ce sujet délicat. Les premiers vont avoir la lourde tâche de démontrer pourquoi l’ouverture du marché français du jeu d’argent est nécessaire.
Des sites de jeux d’argent déjà présents sur Internet
Il faut néanmoins bien se rendre compte que les joueurs n’attendent pas la libéralisation pour s’adonner au poker ou aux paris sportifs sur Internet. Les sites de jeux d’argent existent et ils acceptent déjà les paris à mise d’argent réel. Il existe aussi des casinos en ligne pour jouer à la roulette, au blackjack, au video poker, aux machines à sous… Ces jeux ne sont pas concernés par la libéralisation et resteront illicites. Néanmoins, comme le gouvernement n’a pas obtenu le droit de bloquer les sites illégaux, on ne voit pas bien comment il pourra lutter contre eux.
L’Assemblée nationale d’attaque donc enfin au projet de loi sur l’ouverture du marché du jeu d’argent en ligne qui a plus de 6 mois de retard. Espérons que tout se passe bien et qu’il ne soit pas encore une fois repoussé.





